07.05.2012

Prime à la performence collective : jusqu'à 300 €uros par agent.

Les collectivités qui le veulent vont pouvoir attribuer aux agents d'un même service des primes conditionnées aux résultats atteints par le service. Les textes réglementaires mettant en place ce nouvel outil viennent de paraître.

Encore des textes réglementaires concernant la fonction publique paraissant en toute fin de mandature. Cette fois, il s'agit d'un décret fixant les modalités de la prime d'intéressement à la performance collective dans les collectivités territoriales et leurs établissements publics, et d'un second décret déterminant le plafond annuel de cette prime. Ces textes, parus ce 4 mai au JO, transposent au secteur public local, en les adaptant, les dispositions prévues par le décret du 29 août 2011 qui concernait l'Etat (lire notre article du 1er septembre 2011).
Les collectivités locales seront libres d'instituer la prime. Pour cela, leurs assemblées locales devront prendre une délibération et définir les grands paramètres du dispositif. La prime sera attribuée à l'ensemble des agents titulaires et non titulaires des services qui auront atteint les résultats fixés, au terme d'une période de douze mois. La prime ne pourra excéder un montant de 300 euros par agent et par an.
Le nouvel "outil de management" doit permettre de "fédérer les équipes autour d’objectifs de performance collective et de favoriser la culture de l’esprit d’équipe". Il contribuera ainsi "à l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers et à la maîtrise des coûts", a affirmé le ministre de la Fonction publique dans un communiqué, ce 4 mai.
Un avis que ne partagent pas les organisations syndicales, qui ont rejeté unanimement, en mars 2010, le projet d'accord-cadre sur l'intéressement collectif proposé par le ministre de l'époque, Eric Woerth (lire notre article du 12 mars 2010). Selon la CGT et la FSU, la logique de l'intéressement collectif, fondée sur la "culture de la concurrence", est contraire à la prise en compte de l'intérêt général qui doit servir d'aiguillon au service public. De plus, le développement de la logique d’objectifs et de résultats risquerait de "conduire les services et donc leurs agents à se concentrer sur certaines missions, plus aisément mesurables, au détriment d’autres et donc de la qualité du service public". De son côté, la CGC a critiqué "une mesure qui ne permet pas de récompenser les agents à la hauteur de leur investissement", notamment parce que le gouvernement ne prévoyait pas de montant minimum pour la prime.
De leur côté, les employeurs territoriaux ont considéré lors de la séance du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale du 21 décembre dernier que le dispositif était "incompatible avec une gestion transversale des projets", indique le communiqué de presse publié à l'issue de la séance. L'instance avait émis un avis défavorable sur le décret, qui était alors à l'état de projet (23 voix contre et 11 abstentions).

Parution au JO du 4 mai du décret n° 2012-624 du 3 mai 2012 pris en application de l'article 88 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et fixant les modalités et les limites de la prime d'intéressement à la performance collective des services dans les collectivités territoriales et leurs établissements publics

 

Décret n°2012-624 du 3 Mai 2012 Pris Appl Art 88 de la loi n°84-53 Portant Dispo FPT Modalités Primes Intéressement JO DU 04-05-2012.PDF

et le décret n° 2012-625 du 3 mai 2012 fixant le plafond annuel de la prime d'intéressement à la performance collective des services dans les collectivités territoriales et leurs établissements publics

 

 

Décret n°2012-625 du 3 Mai 2012 fixant plafond annuel Prime intéressement JO DU 04-05-2012.PDF
Ces deux décrets parus au Journal officiel le 4 mai fixent les modalités d'application de la prime d'intéressement à la performance collective dans la fonction publique territoriale. D'un montant maximal de 300 euros, cette prime, instaurée pour les services de l'État en septembre 2011, peut être versée à l'ensemble des agents ayant atteint sur une période de douze mois consécutifs les objectifs du service.

Pour le ministre de la Fonction publique,

François Sauvadet, cet outil de management permet de “favoriser la culture de l'esprit d'équipe”.

 

02.04.2012

Le travail social entre les pauvres et les marchés

Cette brochure a été rédigée par un collectif de travailleurs sociaux de notre syndicat de différents métiers et de plusieurs départements.

- Dans sa première partie, nous décrivons les conditions d’exercice du travail social au travers de la situation sociale et économique de nos publics, de la chasse aux pauvres déclenchée par le gouvernement Sarkozy et du nouveau mode de management qui pénètre nos services.

- Dans la seconde partie, nous décrivons les contradictions dans lesquelles évoluent nos métiers et cela depuis leurs origines et comment les travailleurs sociaux parviennent tant bien que mal à louvoyer entre eux et comment ils ont su y compris par les luttes sociales défendre leurs métiers et les droits des usagers de leurs services.

- Dans une troisième partie, nous avançons nos solutions qui, vous l’aurez compris, portent tout autant, sinon plus sur l’éradication des inégalités et de l’injustice sociale que sur les revendications spécifiques de nos métiers.

- Cette brochure se conclut par une quatrième partie que nous n’avions pas prévue en pensant ce projet. Nous avions demandé à quelques collègues de transcrire spontanément et en quelques mots ce qu’ils vivaient actuellement. Nous avions alors l’intention de ponctuer le texte de la brochure par quelques unes de leurs paroles.

Les travailleurs sociaux ont la réputation d’être très rétifs à l’écrit. Or, à notre grande surprise, beaucoup nous ont transmis des contributions. Nous avons alors jugé qu’elles exprimaient souvent beaucoup mieux la situation sociale que les études et les statistiques évoquées en première partie. Nous avons donc rectifié notre projet. C’est donc par une sélection d’une partie de ces contributions que se conclut cette brochure.

plaquette_travail_social_SNUCLIAS-FSU_.pdf

26.03.2012

Indemnité de Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat

Une « indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat » (GIPA) a été instaurée par le décret n°2008-539 du 6 juin 2008.

Le principe : lorsque le traitement indiciaire brut d’un agent a évolué moins vite, sur une période de référence de quatre ans, que l’inflation, un montant indemnitaire brut correspondant à cette perte de pouvoir d’achat lui est versé.

Elle sera automatiquement versée à ceux des agents de la Fonction publique, titulaires et non titulaires employés de manière continue sur la période de référence, dont le pouvoir d’achat du traitement a régressé entre le 31 décembre 2006 et le 31 décembre 2010.

L’indemnité est versée, sous conditions : • aux fonctionnaires territoriaux ; • aux agents publics non titulaires recrutés sur CDI et rémunérés par référence expresse à un indice ; • aux agents publics non titulaires recrutés sur CDD ,employés de manière continue sur la période de référence par le même employeur public et rémunérés, en application de leur contrat, par référence expresse

Ci-joint un article sur le principe, les conditions d’attribution et le mode de calcul de la GIPA

Par ailleurs, le calculateur pour la GIPA 2011 a été actualisé

xls_doss_fp_111011_Calcul_gipa_2011.xls

GIPA-3.pdf

19.03.2012

La FSU dresse un sombre bilan du quinquennat et interpelle les candidats

La FSU, deuxième syndicat dans la fonction publique d'Etat, a dressé mercredi 7 mars 2012 un sombre bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy pour les fonctionnaires et indiqué qu'elle allait écrire aux candidats pour leur faire part de ses revendications.

« Le bilan de la politique menée depuis 5 ans est finalement ce que nous avions prédit en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy était candidat », a indiqué la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison au cours d’une conférence de presse.

« La FSU avait alerté sur la dangerosité de son programme et notamment sur l’aspect concernant la destruction vraisemblable des services publics. Cinq ans après, c’est le constat que nous faisons », a-t-elle ajouté.

« Le bilan n’est pas bon pour le service public, le bilan n’est pas bon en terme de justice sociale et de de cohésion sociale et la politique qui est menée, si elle devait continuer, nous emmène dans le mur », a poursuivi la secrétaire générale.

Réduction brutale et aveugle - Mme Groison a notamment pointé une « énorme contradiction » entre l’évolution de la société d’une part, notamment sur le plan démographique, et « une réduction brutale et aveugle des services publics ».

Selon elle, cela a « pour conséquence des fonctionnaires qui se trouvent empêchés d’exercer correctement leurs missions, des fonctionnaires qui ne sont jamais consultés sur les restructurations des services, et des fonctionnaires beaucoup trop stigmatisés ces cinq dernières années ».

Elle a indiqué que son organisation enverrait ses revendications dans un courrier aux candidats après le 16 mars, date limite de dépôt des 500 parrainages requis.

Arrêt de la RGPP - La FSU leur réclamera notamment « l’arrêt de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) », qui se traduit par le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux.
Nous voulons un engagement » sur l’arrêt de la mesure qui a engendré 150 000 suppressions de postes et un bilan sur ses effets, a précisé Mme Groison.

En outre, la FSU réclame que l’Etat « rende les métiers du public attractifs », ce qui passe notamment par la levée du gel des salaires, le point d’indice qui sert de base à leur calcul ayant été bloqué en 2011 et 2012.

Conforter le statut - Elle souhaite en outre que le statut de la fonction publique soit conforté, faisant part de ses inquiétudes quant aux méthodes de management venues du privé (primes de résultats, mises en concurrence, etc.) qui s’immiscent dans le public.

Le syndicat réclame également la retraite à 60 ans à taux plein, ou encore un bilan de la décentralisation, ainsi qu’une plus grande cohésion sociale, avec notamment pour la justice davantage de peines en milieu ouvert et dans l’éducation, une lutte accrue contre l’échec scolaire.

13.03.2012

LOI n° 2012-347 du 12 mars 2012

relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. NOR: MFPF1116839L. JO DU 13-03-2012

Loi n°2012-347 du 12 Mars 2012 Relative Accès Emploi Titulaire et Amélio Conditions Emploi Contractuels FP JO DU 13-3-2012.PDF